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Nourrir la pratique artistique par l'exercice

il y a 6 jours
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Cette saison, j’ai eu besoin de prendre du recul sur ma pratique : ouvrir de nouvelles perspectives et préparer l’ouverture du studio. Pour ça, j’ai choisi de passer une saison en camping dans les Gorges du Verdon. Un rythme simple, proche du dehors mais aussi des gens, afin de m’inspirer des environs et m’entraîner plus régulièrement.


Quand on parle d’« exercice », on pense souvent au sport surtout en cette période de rentrée scolaire... Pour moi, c’est surtout une manière de nourrir le geste : répéter, observer, ajuster, et laisser le corps apprendre. Ces exercices ne remplacent pas la création, ils la préparent, comme on aiguise un outil avant de s’en servir.


"Que l'on me donne six heures pour couper un arbre, j'en passerai 4 à préparer ma hâche." - Abraham Lincoln

Les mains : dessin rapide, proportions et automatismes


Les mains sont un sujet inépuisable : elles racontent l’intention, la tension, la douceur, l’effort. Pour moi elles permettent de transmettre des messages universels.

En dessin rapide, elles deviennent aussi un excellent terrain d’entraînement pour :

  • Appréhender les proportions sans se perdre dans le détail ;

  • Acquérir de meilleurs automatismes (le geste devient un peu plus sûr et en tout cas plus fluide) ;

  • Développer les possibilités : angles, raccourcis, positions, expressions pour les prochains tableaux ;


Je garde ces séances courtes et régulières. L’objectif n’est pas de « réussir » un dessin, mais d’accumuler des observations et de laisser la main apprendre à voir.



Le paysage à la gouache : comprendre mon fonctionnement pour mieux transmettre


En milieu naturel tel que les Gorges du Verdon, le paysage est magnifié sans cesse par les lumières changeantes, les couleurs et les formes de la roche. La gouache est devenue mon laboratoire pour continuer d’améliorer ma pratique et surtout améliorer ma perception du paysage et ses couleurs, capter le moment.



Ce travail m’aide aussi à comprendre mon propre fonctionnement (ce qui me bloque, ce qui m’ouvre, ce qui me fait avancer) pour pouvoir mieux transmettre par la suite lors des « balades colorées » en saison et bientôt lors des cours de peinture donnés au studio à la Bâtie de Peyroules pour explorer sa créativité à partir d'octobre 2026 ✨


Conclusion : s’entraîner pour rester disponible


Prendre du recul, c’est parfois revenir à l’essentiel : regarder, respirer, répéter. L’exercice nourrit la pratique artistique parce qu’il entretient le champ des possibles sur nos propres capacités et l'inspiration en se basant sur ce qui nous entoure et nous touche pour créer quelque chose d'unique. Cette saison dehors est une manière de préparer l’ouverture du studio avec un geste plus vivant, plus conscient, et plus libre.

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